Aéronautique & spatial

Pièces techniques certifiables, du prototype au vol

Matières certifiables (FST), allègement et grand format : ADDiNNOV accompagne les bureaux d’études aéro et spatiaux, du prototype fonctionnel à la pièce de cabine.

FST / FAR 25.853 – Allègement – ULTEM · PEEK – Titane

CONTEXTE

"

Enjeux du secteur

"

La réponse ADDiNNOV

"

Enjeux du secteur

Exigences feu-fumée-toxicité (FST) sur les pièces de cabine

"

La réponse ADDiNNOV

ULTEM 9085 certifiable et PEEK haute performance

"

Enjeux du secteur

Allègement et rapport résistance/poids

"

La réponse ADDiNNOV

DMLS titane pour l’allègement structurel

"

Enjeux du secteur

Petites séries et pièces de rechange

"

La réponse ADDiNNOV

Grand format FDM jusqu’à 914 mm

"

Enjeux du secteur

Traçabilité et reproductibilité

"

La réponse ADDiNNOV

Aide DfAM et choix matière

RECOMMANDÉ

Procédés

Matières adaptées

Usages

Applications typiques :

  • Pièces de cabine et conduits d’air
  • Supports et brackets allégés
  • Outillage et gabarits d’assemblage
  • Prototypes fonctionnels en vol

    Nous imprimons des gabarits de perçage et outillages de production en ULTEM 9085 certifiable aéronautique, des carters et conduits, ainsi que des pièces d’essai en PEEK. Le FDM grand format (jusqu’à 914 × 610 × 914 mm) est adapté à l’outillage ; le DMLS aluminium et titane produit des pièces allégées par optimisation topologique, reprises en usinage de précision pour les interfaces critiques.

    Réalisations

    Découvrez nos études de cas aéronautiques (AEMCO, ULTEM) et l’ensemble de nos réalisations.
    Voir les réalisations →.

    Le secteur en profondeur

    L’impression 3D pour l’aéronautique et le spatial

    Les enjeux industriels de l’aéronautique et du spatial

    L’aéronautique mondiale est engagée dans une remontée en cadence historique. Les carnets de commandes des avionneurs représentent des années de production, et chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement — équipementiers, ateliers de composites, intégrateurs de systèmes — est sommé de suivre le rythme sans jamais transiger sur la qualité. Cette tension révèle les limites des chaînes logistiques mondialisées : un outillage en retard, une pièce de rang deux indisponible, et c’est toute une ligne d’assemblage final qui ralentit. Les donneurs d’ordres recherchent des capacités de fabrication réactives, proches de leurs sites et capables d’absorber les à-coups de charge.

    Deuxième invariant du secteur : la masse. Chaque kilogramme embarqué se paie pendant toute la vie de l’appareil en carburant consommé ou en charge utile sacrifiée — un enjeu encore plus aigu dans le spatial, où le coût au kilogramme mis en orbite structure l’économie entière d’une mission. La chasse au gramme guide la conception de chaque ferrure, de chaque support d’équipement, de chaque carter, dans un cadre de certification qui impose de démontrer, preuves à l’appui, la tenue des pièces et la maîtrise des procédés qui les ont produites.

    Troisième réalité : la longévité des programmes. Un avion commercial ou militaire reste en exploitation trente à quarante ans, bien au-delà de la durée de vie industrielle de nombreux fournisseurs et outillages. Le maintien en condition opérationnelle se heurte à des références disparues, des moules détruits, des minimums de commande sans rapport avec le besoin réel. Traiter l’obsolescence pièce par pièce, vite et de façon documentée, est devenu une compétence stratégique pour les flottes comme pour les ateliers de maintenance.

    Enfin, le spatial change d’échelle : constellations de petits satellites, lanceurs réutilisables, cycles de développement resserrés portés par le New Space. Ces programmes courts réclament des pièces uniques ou des microséries, produites en semaines et non en mois. Face à ces quatre défis — cadences, masse, obsolescence, agilité —, ADDiNNOV, imprimeur 3D industriel installé à Rennes depuis 2011, apporte une réponse simple et intégralement française : la pièce technique juste, du prototype à la série.

    Ce que la fabrication additive change concrètement

    Sur la masse, d’abord, la fabrication additive offre un levier sans équivalent : l’optimisation topologique. Libérée des contraintes de l’usinage, la matière n’est déposée que là où les efforts la réclament ; les ferrures et supports ainsi reconçus perdent couramment 30 à 50 % de leur masse à rigidité égale. Le ratio matière achetée sur matière volante, obsession légitime des acheteurs — le fameux buy-to-fly —, s’améliore radicalement : quelques centaines de grammes de poudre suffisent là où l’usinage d’un brut de titane en aurait dissipé des kilogrammes en copeaux.

    Sur l’outil industriel, ensuite. Les ateliers aéronautiques consomment des quantités considérables d’outillages : gabarits de perçage, posages d’assemblage, cales, protections, moyens de contrôle. Imprimés plutôt qu’usinés, ces moyens arrivent en jours plutôt qu’en semaines, pèsent une fraction de leurs équivalents métalliques — les compagnons les manipulent des centaines de fois par jour — et se répliquent à l’identique sur chaque poste, chaque ligne, chaque site. Quand la définition évolue, l’outillage suit dans la foulée, sans réouvrir un dossier de fabrication conventionnel.

    Sur l’architecture même des pièces, la consolidation de fonctions rebat les cartes : un assemblage de plusieurs composants riveté ou vissé se redessine en une pièce monobloc intégrant fixations, guidages et passages de câbles. Moins de références, moins d’opérations, moins de fixations — donc moins de masse et moins de points de contrôle. Et pour le soutien des flottes, les définitions validées constituent un stock numérique : la rechange s’imprime à la demande, au moment précis du besoin, plutôt que de dormir des décennies en magasin.

    Sur les cadences, enfin, l’élasticité de l’additive est précieuse : la capacité s’ajuste en heures machine, sans outillage à dupliquer. Une même définition passe de la pièce unique au lot récurrent sans requalification du procédé, et lorsque les volumes deviennent significatifs, la bascule vers l’injection ou l’usinage en série s’organise sans rupture. C’est cette continuité, du démonstrateur au soutien de flotte, qui fait de la fabrication additive un outil industriel à part entière et non plus un simple moyen de prototypage.

    Les procédés et matières ADDiNNOV adaptés à l’aéronautique

    Notre atelier FDM repose sur des machines Stratasys de classe industrielle, dotées d’un volume utile de 914 × 610 × 914 mm qui autorise des outillages et des pièces de très grande dimension en un seul bloc. La matière emblématique du secteur y est l’ULTEM 9085 : ce thermoplastique haute performance, au comportement feu-fumée-toxicité documenté, est la référence des pièces certifiables destinées aux intérieurs d’aéronefs. Léger, tenace, stable en température, il se prête aussi bien aux pièces cabine qu’aux carters embarqués et aux outillages exigeants, avec une traçabilité de bobine assurée par le fabricant de matière.

    Sa déclinaison ULTEM 1010 monte encore en tenue thermique et chimique : elle sert notamment les outillages exposés à des environnements sévères, y compris les cycles d’étuvage et de mise en œuvre des composites. C’est cette matière que nous avons déployée pour AEMCO, avec un outillage en ULTEM 1010 destiné au secteur nucléaire — une illustration de la confiance que des filières parmi les plus exigeantes accordent à nos impressions hautes performances. Le PEEK, le polycarbonate et l’ABS-ESD, dédié à la protection des électroniques sensibles, complètent la palette des thermoplastiques avancés.

    Les technologies à lit de poudre polymère — frittage SLS et Multi Jet Fusion — produisent en PA12, PA11 et PA-CF des pièces denses, précises et sans supports : conduits, carénages, pièces d’environnement, composants de drones. Côté métal, la fusion laser DMLS couvre le titane Ti6Al4V pour les ferrures optimisées, l’aluminium AlSi10Mg pour les boîtiers et composants thermiques, l’Inconel pour les zones chaudes, le cuivre pour la conductivité, et l’inox 316L pour la durabilité en environnement corrosif. Les portées fonctionnelles sont reprises en usinage de précision avec nos partenaires, pour tenir les tolérances des interfaces.

    La stéréolithographie et le PolyJet servent les maquettes fines et les modèles de soufflerie ; la coulée sous vide duplique en petites séries les pièces d’aménagement ; l’injection plastique prend le relais des cadences élevées. Cette profondeur de gamme nous permet de recommander, dossier par dossier, le procédé réellement adapté — et de le dire lorsque l’additive n’est pas la meilleure réponse.

    Tour d’horizon des applications aéronautiques et spatiales

    Des ateliers d’assemblage aux charges utiles de satellites, voici un panorama concret des pièces que nos procédés adressent pour les acteurs de l’air et de l’espace.

    Pièces d’aménagement cabine en ULTEM 9085. Garnitures, obturateurs, goulottes de câblage, supports d’équipements, façades et enjoliveurs d’intérieurs : produites en FDM ULTEM 9085, matière certifiable au regard des exigences feu-fumée-toxicité applicables aux cabines, ces pièces se déclinent par version d’aménagement et par tête de ligne. La fabrication additive épouse la logique des cabines personnalisées : des dizaines de références, des quantités faibles, des évolutions fréquentes — exactement le terrain où le moule d’injection perd son sens économique.

    Gabarits de perçage et masques d’opération. Plaqués sur une structure ou un panneau, ils matérialisent les positions de perçage, de rivetage ou de collage avec une précision répétable, canons rapportés compris. Imprimés en PA-CF ou en ULTEM selon l’usage, ils épousent des surfaces complexes qu’un gabarit métallique n’approcherait qu’à grands frais, tout en restant assez légers pour être manipulés d’une main sur l’aile ou dans le fuselage. Leur duplication à l’identique fiabilise les opérations sur plusieurs postes simultanés.

    Outillages de production grand format. Posages d’assemblage, berceaux de manutention de pièces fragiles, cales de maintien, protections d’arêtes, outillages de dépose : le volume de 914 mm de nos machines FDM permet des moyens monoblocs à l’échelle des sous-ensembles aéronautiques. Conçus avec nervures et évidements, ils allient rigidité et légèreté, réduisent les troubles musculo-squelettiques au poste et se remplacent en quelques jours en cas de casse — sans immobiliser la production.

    Outillages pour la mise en œuvre des composites. Moules maîtres, mandrins solubles ou démontables, gabarits de détourage et de drapage : l’ULTEM 1010, avec sa tenue en température élevée, supporte les cycles de polymérisation des pièces composites. Les ateliers gagnent des semaines sur l’obtention de leurs outillages d’essai et de petite série, et peuvent itérer sur la géométrie du moule aussi vite que sur celle de la pièce.

    Carters et boîtiers embarqués. Boîtiers d’avionique, capots de protection, carters de mécanismes, goulottes structurales : selon les contraintes, nous les produisons en ULTEM 9085 pour la légèreté et le comportement au feu, ou en AlSi10Mg par fusion laser lorsque la dissipation thermique et la rigidité l’imposent. La consolidation de fonctions — fixations, drains, détrompeurs intégrés — réduit le nombre de pièces et les opérations d’intégration.

    Ferrures et supports en titane optimisés topologiquement. Charnières, ferrures de reprise d’efforts, supports d’équipements et d’antennes : reconçus par optimisation topologique puis produits en Ti6Al4V par DMLS, ils conservent la raideur exigée en perdant une part substantielle de leur masse. Le quasi-net-shape limite la matière engagée et les temps d’usinage ; les interfaces critiques sont reprises en finition pour garantir les tolérances d’assemblage.

    Composants haute température en Inconel. Supports et écopes en zone chaude, éléments de bancs d’essais moteur, composants exposés aux flux d’échappement : l’Inconel imprimé conserve ses propriétés mécaniques là où les alliages courants abdiquent. La fabrication additive permet en outre des géométries de refroidissement internes qui prolongent la durée de vie de ces pièces soumises aux cyclages thermiques les plus rudes.

    Gestion thermique spatiale et échangeurs compacts. Plaques froides, échangeurs à canaux conformes, drains thermiques en cuivre ou en AlSi10Mg : pour les satellites et les équipements de puissance, l’additive fabrique des circuits de refroidissement impossibles à percer ou à braser, au plus près des composants dissipatifs. Résultat : des équipements plus compacts, plus légers, et des marges thermiques retrouvées sur des plateformes où chaque watt et chaque gramme comptent.

    Drones et aérostructures légères. Carénages, nervures, baies d’équipements, trappes, atterrisseurs : les programmes de drones civils et de démonstrateurs volants itèrent vite et produisent par petites séries. Le frittage de PA12 et de PA-CF fournit des pièces fonctionnelles au bon compromis masse-rigidité, tandis que l’ULTEM adresse les zones motorisées. Les évolutions d’indice s’intègrent en quelques jours, au rythme des campagnes d’essais en vol.

    Traitement d’obsolescence et soutien de flotte. Pièces d’environnement cabine, grilles, caches, boutons, conduits ou carters dont le fournisseur d’origine a disparu : à partir d’une pièce déposée ou d’une définition d’époque, nous rétro-concevons, proposons une matière actuelle aux propriétés au moins équivalentes, et refabriquons à l’unité ou par lots. La définition validée rejoint un inventaire numérique, refabricable pendant toute la vie restante de la flotte.

    Maquettes de soufflerie et démonstrateurs. Modèles aérodynamiques en stéréolithographie aux états de surface soignés, démonstrateurs d’intégration à l’échelle, maquettes de revue de conception : l’additive matérialise rapidement les géométries d’étude, avec inserts métalliques et bases usinées lorsque l’instrumentation l’exige. Les bureaux d’études valident plus tôt, sur objet réel, ce que la simulation seule ne tranche pas.

    Qualité, conformité et traçabilité

    Dans l’aéronautique, une pièce vaut par la documentation qui l’accompagne. La qualification des pièces volantes relève des donneurs d’ordres et des autorités compétentes ; notre rôle de partenaire de fabrication est d’alimenter leurs dossiers sans zone d’ombre : certificats des lots de matière, filaments et poudres tracés de la réception à la pièce, paramètres de fabrication figés après validation, rapports de contrôle dimensionnel et numérisations 3D comparées au modèle nominal, certificats de conformité émis à chaque livraison. Les matières critiques — comportement feu-fumée-toxicité de l’ULTEM 9085, grades métalliques — sont accompagnées de la documentation de leurs fabricants.

    La gestion de configuration est traitée avec la même rigueur : indices de définition suivis, évolutions enregistrées, fichiers archivés de façon sécurisée pour garantir qu’une rechange produite dans cinq ans sera strictement identique à la tête de série validée. La répétabilité de nos machines industrielles, associée à des gammes de fabrication stabilisées, rend cette promesse tenable dans la durée — condition indispensable au soutien de programmes longs.

    La confidentialité et la souveraineté complètent l’édifice : accords de non-divulgation systématiques, données techniques hébergées et traitées en France, production intégralement réalisée sur notre site de Rennes. Pour des programmes sensibles ou soumis au contrôle des exportations, cette chaîne de valeur 100 % française simplifie les analyses de risque fournisseurs et raccourcit les circuits de décision comme de livraison.

    Comment démarrer un projet aéronautique avec ADDiNNOV

    Le point de départ est un échange technique, sous accord de confidentialité dès que nécessaire : fonction de la pièce, environnement (température, vibrations, fluides, exigences feu-fumée), classe de criticité, quantités initiales et récurrentes, jalons du programme. À partir de vos fichiers STEP, de vos plans ou d’une pièce physique à rétro-concevoir, nos ingénieurs conduisent une revue de fabricabilité et vous proposent le couple procédé-matière argumenté, avec les éventuelles reprises d’usinage et finitions associées.

    Suivent un devis détaillé puis, selon la criticité, un prototype ou une tête de série accompagnée de son dossier de contrôle. Une fois la définition validée, la production s’organise à votre rythme : lots d’outillages pour accompagner une montée en cadence, séries récurrentes de pièces d’aménagement, refabrications ponctuelles pour le soutien de flotte. Vos définitions restent archivées et mobilisables à la demande, pendant toute la vie du programme.

    Avionneur, équipementier, atelier de maintenance, opérateur de satellites ou bureau d’études du New Space : depuis 2011, ADDiNNOV met l’impression 3D industrielle française au service de l’air et de l’espace, avec une ligne de conduite constante — la pièce technique juste, du prototype à la série. Confiez-nous une première pièce : c’est souvent par un gabarit ou un support d’équipement que commencent les collaborations les plus durables.

    Votre projet aéronautique 

    Un besoin sur ce secteur ?

    Envoyez-nous votre fichier STEP, STL ou IGES. Notre bureau d’études valide la faisabilité, vous conseille sur le procédé et la matière, et établit un devis personnalisé sous 24 h ouvrées.